guedoum djimbaye

sac d'une femme

 

photo james mweu

Après un temps passé à danser, chorégraphier les pièces, et explorer les thèmes. J’ai été attiré vers cette question concernant la femme. Ainsi j’ai commencé à prendre des notes, à griffonner des esquisses des dialogues, à rentrer comme un chirurgien dans ce sujet traitant comment est une femme, comment elle pense qu’est ce qu’elle pense. M’arrêtant à chaque silence, chercher à prolonger les dimensions d’une femme que je remarque qu’au niveau de chaque femme qui sort de la maison ou qui rentre à la maison un fait commun.

 

Chaque femme porte toujours un petit ou grand sac. Cela se remarque dans toutes les femmes du monde. Alors une question, la première me vient à l’esprit : que peut se trouver dans le sac d’une femme? Eventuellement un sac d’une femme peut contenir tout ce qu’on peut y mettre. Puis continuant inlassablement à réfléchir sur ce sujet qui est le sac d’une femme ; Je me demande par extension ; que peut être aussi en d’autre matière ou sur un autre plan le sac d’une femme. Je  tombe alors sur ce plan que les yeux d’une femme contient les larmes, les charmes, les mépris, la jalousie. Son cœur, son corps, aussi bien le cœur de l’autre, le corps de l’autre peut aussi contenir ce qui lui appartient ou ce qui l’intéresse. Je prends un stylos et papier me mets au travail  tout en psalmodiant «  Le sac d’une femme » de façon obsessionnelle. Les mots me reviennent dans le flot à chaque fois que je trouve ou voit une femme au cour de mon passage.

 

Ma détermination, c’est  transformé ces informations concernant ce sujet en danse afin de pouvoir passé le message qui me hante depuis quelques temps.

 

Le passage de la réflexion à  la danse contemporaine demande beaucoup de matériels en termes de trouver les mouvements qui peuvent composer l’idée du sujet et en terme de ceux qui doivent interpréter mon idée.

 

 En bon potier, j’ai malaxé la matière pour pouvoir travailler avec quatre corps (deux hommes et deux femmes), construire les points de force de la pièce et de la situation contemporaine en utilisant le Tradi-contemporain.

 

« Un enfant est née, il vous appartient de l’intégrer parmi vous, à vous « le sac d’une femme ».

 

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